Un peu d'histoire ...
La ville de La Côte-Saint-André, capitale de la Biève, épouse la pente d'un coteau qui lui donna jadis un vin blanc réputé. La plaine autrefois couverte de forêts et de bocages offre aujourd'hui un paysage ouvert. Mille ans d'une histoire riche en événements ont façonné une ville d'architecture.

A la dissolution de l'empire carolingien, Boson, roi de Bourgogne et de Vienne, prend possession de la région à partir de l'an 879. Des descendants de ce roi occupent, vers l'an mil, le château de Bocsozel, chef-lieu d'un mandement dans lequel La Côte-Saint-André prend de l'importance et devient un centre actif de paysans et de marchands. Ce premier embryon urbain est idéalement placé : le seigneur de Bocsozel installe près des moulins une "grenette" à l'emplacement de la future halle qui existe encore aujourd'hui. Dès cette époque, les moines de Saint-Ruf construisent l'église Saint-André. |
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Au XIII° siècle, La Côte-Saint-André passe sous l'autorité de la Savoie qui en fait une ville franche afin d'y développer l'activité marchande. Le comte Philippe fait alors édifer un château à l'ombre duquel le bourg et sa halle trouvent protection. Située à la frontière de la Savoie et du Dauphiné, la ville subit d'incessants conflits entre les deux maisons jusqu'en 1355, date à laquelle la cité est cédée au Dauphiné devenu une province du royaume de France.
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A la fin du XV° siècle, le château accueille plusieurs fois les Etats Généraux du Dauphiné et le futur roi Louis XI qui apprécie tout particulièrement les forêts giboyeuses de la plaine de la Bièvre. Cette période faste ne laisse en rien présager d'un XVI° siècle amenant troubles et destructions : les guerres de réligions, les nombreux passages de troupes dans la région (notamment à l'occasion des guerres d'Italie) et la peste laissent à la cité de profondes cicatrices. |
Au XVII° siècle, la paix revenue, les remparts en ruine fournissent les matériaux nécessaires à la reconstruction du bourg. La prospérité renaissante attire des congrégations religieuses. De nombreuses familles nobles s'installent au centre ville dans de confortables hotels particuliers.
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| Hôtel de Blanc de Blanville | Hôtel Argout | Hôtel de Buffevent |
A la Révolution, c'est au son de la carmagnole que l'on saccage l'église et une partie du château. De nouveau, La Côte-Saint-André doit panser ses blessures en s'appuyant sur une économie dont le dynamisme ne s'est jamais démenti. Ainsi, les XVIII° et XIX° siècles voient l'installation de nombreuses petites industries : fabriques de liqueurs, tanneries, tuileries, chapelleries, ganteries, soieries... Dans le domaine agricole, la viticulture reste l'activité reine : la candive, vin blanc de grande qualité voit sa production et son commerce se développer jusqu'à la crise du phylloxera de 1889. Le tram arrive à la fin du XIX° siècle jusqu'au centre ville, mais la gare principale de chemin de fer est installée au Rival depuis 1856.
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112 côtois périrent lors de la Première Guerre Mondiale. L'effort des populations civiles fut très grand, notamment celui des femmes qui prirent le relais des hommes partis au combat. Le bas-relief du monument aux morts leur rend justement hommage. |
La création en 1961 du premier District rural de France (communauté de communes du Pays de Bièvre-Liers depuis 2002) contribue également à l'équipement du bourg : centre des impôts (1967), cité scolaire (lycée agricole -1962-, collège Jongkind -1967-, lycée H Berlioz et LEP de la Bièvre -1981-), équipements sportifs (gymnase Coubertin -1969-, gymnase Genevay, piscine Aqualib -2007-), école des pompiers (2006) ...
Bibliographie :